La naissance d’une fée n’est pas toujours un conte de fées.

Hey mes Fétiches ! J’avais envie de partager avec vous mon expérience personnelle de jeune maman à travers les deux naissances qui ont à jamais changé ma vie. Mes deux petites fées sont passées par la case néonatalogie avant de pouvoir rentrer à la maison.

Malheureusement, par deux fois, le séjour à la maternité a été synonyme de stress intense et de séjour prolongé…

Féeline

Pour la naissance de Féeline, l’accouchement s’est relativement bien passé. Long, mais c’est un classique pour un premier, et sans accroche. Après une nuit blanche, un long dimanche en mode zombie pour que la pleine lune agisse et me fasse perdre les eaux dans la nuit. Arrivée à 04h00 à la clinique, tout le monde prend son temps, mon col n’est ouvert qu’à 2 cm et la péridurale ne se pose pas avant 3 cm. Ok.

15h30 : je suis à bout ! Les techniques de relaxation et de respiration pour maîtriser la douleur, mon œil, la durée du calvaire aura eu raison de ma persévérance. Je suis au bout du rouleau. Je veux qu’on m’assomme.

16h30 : col ouvert à 3, pose de la péridurale, enfin ! Quinze minutes plus tard : délivrance… Je ne ressens plus aucune douleur. J’entends le moniteur galoper et rien. Je n’ai plus mal. Et ma petite Féeline voit le jour un lundi sur les coups de 18h45.

Elle est en parfaite santé. La première nuit se passe sans encombre. Grosse journée de visites le lendemain. Et le soir, Papa Fauve ne reste pas une seconde nuit auprès de nous. Je me retrouve seule avec ce mini-nous. Et je plonge dans l’horreur quand juste après une tétée, elle se met à vomir du sang en abondance sur moi. La jeune infirmière de nuit est paniquée même si elle essaie de le cacher. Direction la néonat… On l’intube devant moi, on aspire une quantité de sang et j’ai envie de vomir en voyant ça.

Nuit blanche. J’attends 8h00 le lendemain pour appeler Papa Fauve qui était en train de se remettre d’une soirée à fêter la naissance de sa fille. Près de deux longues journées d’examens.

Conclusion de la pédiatre : Ulcère à l’estomac. On ne connaît pas la raison.
Conséquence : 3 mois de Gaviscon à chaque tétée ! La petite en avait horreur mais elle n’a plus jamais eu de problème d’estomac. Retour à la maison après 8 jours à la clinique.

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Cléofée

Pour Cléofée, j’espérais que cela se passerait mieux. En effet, ayant vécu une mauvaise expérience la première fois, je me disais que là tout irait bien… Malheureusement, ce fut bien pire !

Un lundi (encore), 18h00 : de drôles de douleurs au ventre. Mais, ça ne ressemble pas aux contractions que j’avais eu pour Féeline. Alors, je n’en fais pas de cas.

20h00 : ça augmente étrangement. Je regarde le chrono : toutes les cinq minutes. On me l’a souvent répété, pour le deuxième, c’est toujours plus rapide. Oui mais, Féeline a décidé de ne pas aller dormir et nous fait une crise dans son lit.

21h00 : Féeline vient de s’endormir. J’allume la télé dans la chambre. Mais, quelque chose cloche. La douleur revient toutes les trois minutes.

21h30 : Rien ne va plus, on appelle Papino à la rescousse. Direction la clinique à 21h50. Papa Fauve est en pression, la douleur est telle que je suis littéralement pliée en deux sur mon siège. Il a peur que j’accouche dans la voiture.

22h10 : contrairement pour la naissance de Féeline, là, on n’a plus le temps. Il y a six salles d’accouchements. Cinq sont déjà prises. Col ouvert à 7 : la sage femme m’embarque en me tenant par la taille pour aller en salle d’accouchement. Pas le temps d’apporter un fauteuil, non. La péridurale arrive me dit-on.

22h40 : l’anesthésiste passe la porte. Il est d’une lenteur à faire rager une tortue. Il me pique… Une fois… Aïe, ça ne passe pas ! Deux fois… ça ne passe toujours pas. La sage femme me monte littéralement dessus pour faire un dos archi rond. Et bien, ça ne passe toujours pas !

22h55 : après sept piqûres inutiles, la sage femme a la bonne idée de dire à cet imbécile d’arrêter le massacre. Il me dit ne pas pouvoir poser le cathéter. Mes vertèbres sont hyper serrées. Je suis trop contractée. Il n’a jamais vu ça auparavant. Et moi, je sais que je vais douiller.

23h13 : après 10 bonnes minutes de douleurs atroces (on ne va pas se mentir hein… Les contractions à côté du passage de bébé, c’est du gâteau), Cléofée est née. Je n’ai pas pu la voir, elle baignait dans le méconium. La sage femme, qui m’a accouché, a été très efficace. Elle a aidé bébé à sortir plus rapidement, a elle-même coupé le cordon, nous a expliqué ce qu’elle faisait et pourquoi elle faisait ça, tout en gardant un calme olympique. Cléofée ne criait pas, ne respirait pas. Un silence de plomb régnait dans la salle. Elle a mis la petite dans une nappe et l’a emmené ni-une ni-deux en néonatale.

Pendant 20 minutes, on a attendu. Ce fut les plus longues de toutes ma vie…
Le médecin est arrivé juste pour voir si je n’avais pas de déchirure et pour sortir le placenta. Voilà, merci doc !

Puis, les nouvelles sont arrivées. Rassurantes malgré une souffrance fœtale aiguë et un retard de croissance in utero de fin de grossesse. Bébé ne pesait que 1,180 kg, à quinze jours du terme.

Papa Fauve a pu aller la voir, il l’a filmé, il a pleuré. Moi, j’ai dû attendre deux bonnes heures avant de pouvoir être déplacée via un fauteuil. Deux heures à souffrir des nombreuses pressions infligées sur le ventre. Oui car quand on a la péridurale, comme pour mon premier accouchement, on ne sent rien et donc, quand ils nous appuient sur le ventre, on ne réagit même pas. Là, c’est vraiment très douloureux, presque autant que l’accouchement en lui-même. Je crois me souvenir d’avoir tordu le doigt de la sage-femme pour qu’elle arrête le supplice sur mon ventre.

Bref, deux heures plus tard, j’ai enfin pu admirer ma petite Cléofée. Une battante qui a su trouver la force de sortir en urgence. La nature est bien faite dans un sens. Elle souffrait à cause d’un placenta défaillant. Je l’ai su après. Un mois avant l’accouchement, j’ai chopé une bactérie qui a traversé le placenta. Mais là encore, personne ne sait quoi ni pourquoi. Personne n’a rien décelé malgré les nombreux examens. Et moi même je n’ai pas été malade… Donc bon, difficile de ne pas culpabiliser même si les médecins ont beau me répéter que je n’y suis pour rien.

Après 11 longues journées à la clinique, nous avons pu rentrer à la maison où Féeline commençait à trouver le temps long. Elle n’a depuis pas développé de jalousie vis à vis de sa petite sœur. Elle l’a de suite accepté. J’avais peur qu’elle est une mauvaise réaction suite à ma longue absence et au fait que Cléofée était quasiment toujours avec moi, mais non, elle a vite compris que bébé étant fragile, je devais beaucoup m’en occuper. Et je me réservais des moments rien qu’avec elle malgré bébé en écharpe. Elle avait toujours sa place.

De mon côté, j’ai eu mal au dos, au niveau des piqûres, pendant très longtemps, ça m’arrive encore d’avoir des petits pincements. Alors la péridurale a été une bonne expérience le premier coup, mais pas la seconde fois.

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Effet placebo

Cet article n’est pas là pour effrayer les futures mamans, je vous rassure. Je voulais surtout partager mon vécu sur le sujet et mettre en évidence que malgré tous les progrès de la médecine, il y a des choses qu’on ne maîtrise pas et qu’on ne voit pas. Je n’étais pas préparée à vivre ce que j’ai vécu pour la naissance de mes filles. On ne peut pas être préparé à ça. Mais, par deux fois, les choses ne sont pas allées comme sur des roulettes. Fort heureusement, ce sont des cas qui restent assez rares. Je ne connais personne dans mon entourage qui ait connu ce genre d’expérience.

Je dois bien avouer que ces épreuves m’ont rendu encore plus protectrice et mère poule que je ne l’aurai été. Et j’assume pleinement !

Mes deux petites fées n’ont pas eu une naissance facile, mais je compte bien rendre leurs vies dignes d’un conte de fées.

N’hésitez pas à partager votre expériences et avis ! 🙂

 

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